Voyage au bout de la nuit – Louis Ferdinand Céline

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Voyage au bout de la nuit est le premier roman de Louis-Ferdinand Céline, publié le 15 octobre 1932.

Avec ce livre, l’auteur obtient le prix Renaudot, manquant de deux voix le prix Goncourt. C’est une œuvre devenue classique du xxe siècle

Le livre est célèbre pour son style, imitant le langage parlé et imprégné d’argot, qui a influencé la littérature française contemporaine.

Céline puise dans son expérience et nous la retransmet au travers du personnage principal Ferdinand Bardamu, un double littéraire de l’auteur. Céline a participé à la Première Guerre mondiale, une expérience qui lui a révélé l’absurdité du monde.

Il décrit la guerre comme un “abattoir international en folie” et expose ce qu’il considère comme la seule manière raisonnable de résister à une telle folie : la lâcheté.

Il rejette toute forme d’héroïsme, particulièrement celui qui est associé à la violence et à la guerre. Selon lui, cette dernière met en évidence la décomposition du monde, un thème récurrent dans le roman.

Céline ne fait grâce à personne dans sa perspective désespérée, et pour le personnage principal, rien ne semble finalement avoir d’importance devant la nature ridicule du monde, où tout aboutit inévitablement de la même manière. On peut y voir une réflexion nihiliste.

Un livre à contre-courant:

  • Antinationaliste/antipatriotique
  • Anticolonialiste
  • Anticapitaliste
  • Anarchiste

Un livre qui ratera le prix Goncourt, mais raflera le prix Renaudot. Un beau succes commercial.

Le film “La grande bellezza” de Sorrentino s’ouvre en citant un extrait où Céline parle d’un voyage imaginaire :

« Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination.

Tout le reste n’est que déception et fatigues.

Notre voyage à nous est entièrement imaginaire.

Voilà sa force. Il va de la vie à la mort.

Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé.

C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais.

Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux.

C’est de l’autre côté de la vie. »

Une critique à retrouver dans l’épisode #17 du Podcast – sur La Nuit

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