Recommandations Ciné & Séries – 2021

kult cine 2021
 
Une nouvelle année pointe à l’horizon. C’est le moment de réfléchir aux œuvres qui m’ont marqué. Cette année a célébré mon retour dans les salles obscures, autrement dit, les cinémas.

Sièges confortables, enceintes assourdissantes, salle plongée dans le noir et pop-corn salé : je mentirais si je disais que cela ne m’avait pas manqué. Mais au-delà des cinémas, de belles œuvres étaient également à découvrir sur les plateformes de streaming — films, documentaires de qualité et séries inclus.

Vous trouverez ci-dessous mon Top des visionnages de 2021. Un bon mélange de nouveautés de 2021 et de classiques d’avant. Le n°3 est incroyable ! Je plaisante — pas de piège à clic, pas de spoiler.

On en parle plus en profondeur dans l’épisode du podcast:

 

The Hand of God — Paolo Sorrentino (Netflix)

Une histoire d’apprentissage où Fabio traverse la joie, la découverte et les épreuves sur le chemin qui le mènera à devenir réalisateur. Le film se déroule à Naples, à une époque où la ville rugit et rêve de l’arrivée de son messie : Diego Maradona. Mais le football n’est qu’un prétexte pour plonger dans l’histoire de Fabio et celle de Naples.
Sorrentino soigne chaque plan, offrant un film à la fois touchant et esthétique.

Mention spéciale aux scènes du lustre et de la grotte.


The Power of the Dog — Jane Campion (Netflix)

Jane Campion signe son grand retour après plusieurs années d’absence. Le décor évoque le western classique, mais ne vous attendez pas à des coups de feu : ici, tout se joue dans les non-dits.
L’action se déroule dans les années 1920, autour de la domination masculine, de la manipulation psychologique et de l’homosexualité refoulée.

Les frères Phil et George Burbank ont hérité d’un ranch dans le Montana. Tout les oppose : Phil, brillant et cruel, n’a pas peur du travail manuel ni de la saleté ; George, lui, est doux, réservé et sensible. La tension entre eux s’accentue lorsque George épouse une veuve, Rose, mère d’un jeune homme, Peter. Phil humilie Peter en public et harcèle Rose à distance.

Peu à peu, Rose sombre dans l’alcoolisme, surtout lorsqu’elle comprend que Peter se rapproche de son bourreau.

Un film sur les choses non dites — dans les paysages comme dans les âmes. Lent, contemplatif, intense, parfois un peu exagéré dans la haine entre Phil et Rose, mais profondément marquant.


Dune — Denis Villeneuve

Lorsque j’ai appris la sortie du film (époque covid), je voulais célébrer mon retour en salle avec Dune. Finalement, ce fut le dernier James Bond.

Visuellement, Dune est somptueux : le désert, vaste, calme et magnifique — celui du Wadi Rum en Jordanie, que j’ai eu la chance de découvrir il y a quelques années. Ce même désert avait déjà accueilli les scènes mythiques de Lawrence d’Arabie.

Je ne connaissais pas les livres de Frank Herbert, et j’ai découvert les similitudes avec Star Wars — ou plutôt, l’influence de Dune sur Star Wars.

J’ai seulement regretté une certaine lenteur. J’aurais aimé passer plus de temps dans le désert, et voir moins d’explosions à la Star Wars — mais c’est une préférence personnelle. Espérons que la seconde partie se concentrera davantage sur le peuple nomade des Fremen.


Rose Island — Sydney Sibilia (Netflix)

Inspiré d’une histoire vraie : celle de Giorgio Rosa, ingénieur italien, qui décida de construire sa propre micronation sur une plateforme en pleine mer, à 12 km de Rimini.
Rosa déclara son île artificielle souveraine et indépendante, avec sa propre monnaie, son timbre et son drapeau.

Une histoire captivante qui interroge les limites que les États sont prêts à tolérer sur leurs frontières.


James Bond — Mourir peut attendre

Ce film a marqué mon retour au cinéma depuis la pandémie. Même si j’espérais voir Dune en premier, les choses se sont passées autrement.

Le film nous emmène dans une série de paysages variés : Norvège, Cuba, Londres, et le merveilleux village italien de Matera. Dans ce dernier opus avec Daniel Craig, on retrouve un espion fatigué, prêt à prendre sa retraite, mais toujours fier de son travail, surtout lorsqu’il est mis en concurrence avec une nouvelle 007, incarnée par Lashana Lynch.

Cette dernière, femme et non-blanche, incarne une évolution bienvenue dans la saga. Le film est intense et agréable, bien que ses trois heures le rendent un peu long — j’ai consulté ma montre plus d’une fois.


Séries

Squid Game — Hwang Dong-hyuk

Des adultes surendettés acceptent de participer à un jeu mortel pour gagner une immense fortune. Décors enfantins, jeux d’enfants, argent, trahisons…

La série est devenue le plus grand succès de l’histoire de Netflix. En s’éloignant des codes hollywoodiens, Squid Game offre un thriller original, visuellement marquant, avec une distribution brillante.

Un nouveau triomphe coréen après Parasite de Bong Joon-ho, lauréat de 6 Oscars, dont ceux du Meilleur réalisateur et du Meilleur film.


Giri/Haji (Devoir/Honte) — Julian Farino & Ben Chessell

Série britannico-japonaise coproduite par la BBC et Netflix, se déroulant entre Londres et Tokyo.
Un thriller sur l’effet papillon d’un meurtre qui bouleverse deux villes.
Un récit sombre, intelligent et audacieux sur la morale et la rédemption, avec une distribution attachante et de qualité.


Documentaires

Seaspiracy — Ali Tabrizi (Netflix)

Chaque année commence souvent par un événement marquant, vite oublié. Pas celui-ci.
Ce documentaire est un véritable électrochoc sur l’état de nos mers et océans, la pêche industrielle, et l’esclavage moderne des pêcheurs, notamment en Thaïlande.

On assiste, impuissants, à la disparition des espèces marines, à la tromperie des labels “durables” ou “sans danger pour les dauphins”, aux conditions déplorables des fermes de saumon et au commerce effréné.

Un incontournable.


Mentions honorables

I Care A Lot — Jonathan Blakeson (Netflix)
Une arnaque parfaitement orchestrée par le personnage incarné par Rosamund Pike (Gone Girl), qui dépouille les personnes âgées. Glacial.

The Dig — Simon Stone (Netflix)
Une veuve fortunée (Carey Mulligan) engage un archéologue autodidacte (Ralph Fiennes) pour fouiller des tertres qu’elle pense abriter des trésors.

The Devil All The Time — Antonio Campos (Netflix)
Willard Russell, vétéran des îles Salomon, revient marqué par la guerre. Sa femme tombe malade, il cherche le salut dans la foi, jusqu’à sombrer dans une forme de fanatisme. Leur fils Arvin devient le témoin de cette lente descente aux enfers.
Avec Robert Pattinson et Tom Holland.

If Beale Street Could Talk — Barry Jenkins
Adapté du roman éponyme de James Baldwin. Une jeune femme afro-américaine tente de prouver l’innocence de son compagnon, accusé à tort de viol. Bouleversant.

Requiem for a Dream — Darren Aronofsky
La dépendance — médicaments ou drogues — entraîne une mère et son fils dans une spirale infernale et tragique.

Borg vs McEnroe — Janus Metz Pedersen
Un film sur l’une des plus grandes rivalités du sport : le duel entre le calme et méticuleux Björn Borg et l’impulsif John McEnroe.

Boy Erased — Joel Edgerton
Un pasteur protestant américain (Russell Crowe) refuse l’homosexualité de son fils et l’envoie suivre une thérapie de conversion. Sa mère (Nicole Kidman) tente de le soutenir, tout en craignant son mari.

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